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Le coq et son église

Sainte Aldegonde, Saint Eloi ! ! !

Sa première trace écrite remonte à un état des lieux, envoyé au seigneur local, de l’évéché de Tournai en 1466. L’église était en ruine. Les fidèles la réparèrent sur ordre du seigneur : Philippe de Cuinghien.

Lors de l’ouragan du 27/3/1606, le clocher fut abattu. En 1690, les documents de l’époque parlent de St Aldegonde puis plus tard il est donné St Eloi.

Autre trace, en 1783 l’église était prête à tomber de vétusté comme la décrivent les écrits de l’époque.

En 1785, il y eut un projet de réfection sans suite. En 1799 l’église et le château furent vendus à un particulier. Il la destinait à la démolition pour la récupération des matériaux. . C’est le 7/5/1802 que le Conseil Municipal fit " raccommoder " l’église.

L’église St Eloi en 1844 était plus petite de deux travées que celle que nous connaissons aujourd’hui. La grande nef et le transept étaient coiffés d’une toiture d’ardoise, tandis que les collatéraux moins élevés n’avaient qu’une simple toiture en tuile. L’ensemble des murs extérieurs était vraisemblablement en pierre. Le clocher construit en bois, habillé d’ardoises, s’élevait sur la première travée de l’église en s’appuyant sur la façade principale et sur les deux premières colonnes de la nef. Du portail à l’entrée du chœur, la nef centrale mesurait 12 m.. La largeur des nefs d’un bas-côté à l’autre avait la même dimension. Le transept était long de 16 mètres.

En 1844, l’architecte Colbrant présenta un projet d’agrandissement. Les travaux eurent lieu en 1847..L’ensemble actuel date de cette époque avec son clocher en briques.

Le 28 mai 1940, elle fut soumise à un terrible pilonnage par l’artillerie allemande. Une fois de plus, elle fut gravement endommagée.

En 1997, victime des outrages du temps et de l’activité maléfique des vrillettes, elle a besoin de gros travaux de réparation.

(d’après Julien Brocart )

Quelques particularités : le christ n’a pas les pieds croisés comme dans la plupart des églises. Elle possédait jusqu’en 1974 une statuette de St François d’Assise et St Bonavanture, bois du XVIIIe siècle et un calice d’argent doré du XVIIe siècle. (photo au musée Bourrique de Douai)

Adossée à l’église, la chapelle seigneuriale avec monuments funéraires qui fera l’objet d’un prochain article.

La présence du coq sur les clochers reste une énigme. Ci-joint deux suppositions. La seule certitude est que le Coq vient bien d’une origine religieuse.

Le coq des clochers de France ne symbolise pas le peuple gaulois mais probablement l’attente du soleil levant, toujours salué par le chant des coqs. La dévotion au soleil levant, époque pré chrétienne, mais transformée par saint Patrick en dévotion au " soleil de justice "c’est à dire au christ, était restée vive chez les moines irlandais qui ont rechristianisé la Gaule aux VI – IX ème siècle. Ils ont vers cette époque introduit les Coqs de clocher sur le continent.

Le coq et son influx divin.

Les Chaldéens pensaient que le coq recevait à chaque aurora l’influx divin lancé par le soleil levant, ce qui le poussait à chanter avant tout autre oiseau. Chez les Grecs, il est la personnification du soleil, de la lumière et de la vie. Les Chrétiens en font l’emblème de la résurrection et il fait son apparition sur les monuments religieux au Véme siècle lors de la construction des premiers clochers. Mais le Coq se place aussi sur des toits laïcs, le plus souvent sur une croix de fer. Sa symbolique exigant qu’il fasse front aux vents, le coq devient par la même girouette. La girouette a beau paraître un instrument avant tout utilitaire, indiquant le sens du vent et se contentant d’un décor en quatre lettres ESON (initiales des points cardinaux), elle a été aussi un objet symbolique très parlant.

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