Commune de Bachy - site officiel

Enseignes et vie locale

(d’après le Livre : Bachy le village qui m’a vu naître, photo : Hubert Margez)

La gare de Bachy eût en son temps une bonne activité. Le café à l’époque était tenu par un entrepreneur de battage des récoltes(M Ballenghien). Longtemps était apparent l’enseigne l’indiquant. De plus ce ne pouvait être que le café de la gare.

Le battage durait tout l’hiver. Il se déplaçait de ferme en ferme. Il pouvait passer plusieurs fois dans la même ferme pour contenter tous les agriculteurs. Le battage conditionnait la rentrée d’argent, la semence pour les futures récoltes et l’alimentation du bétail. La courte-paille d’avoine était récupérée pour les matelas.

Le chemin de fer était composé d’une seule voie mais prévu pour 2 voies comme future gare internationale. Les premières activités furent l’expédition de la betterave à sucre vers Thumeries, lors de de la fermeture de la sucrerie de Bercu. Celle-ci était ravitaillée en jus de betterave par un pipeline venant de Wannehain ( au bureau) qui traversait Bachy du nord au sud. Une marbrerie était installée près du dépôt de la gare. Arille Lorette, le dernier marbrier était desservi en pierre de Tournai par train. Le charbon était l’autre grande activité de la gare. Seuls quelques trains de voyageurs complétaient le trafic de cette ligne, fermée en 1956. Les horaires en 1930 : de Bachy vers Douai (6H13, 8H31, 11H21, 17H43), vers Tournai (6H22, 9H39, 13H53, 19H14).

Dans le prolongement de la salle d’attente de la gare, suite à la lampisterie, se trouvait le bâtiment de la douane (à gauche sur la photo). Il y avait à Bachy deux brigades de douanes, Bachy gare et Bachy route. On peut toujours voir la trace de l’emplacement du corps de garde de la douane. Cette brigade de Bachy gare était constituée de 16 douaniers encadrés par un brigadier-chef , affectée à la visite des trains et à la surveillance de la frontière à partir de la rue du Moulin jusqu’au au Pont d’Or. Pendant la visite, les trains de voyageurs étaient bloqués en gare. Parfois les voyageurs étaient conviés au poste, ci-dessus, pour une fouille. La halle aux marchandises proche était divisée en deux, une zone commerciale et une zone dite sous-douane, pour permettre un contrôle des wagons par sondage. C’était surtout le tabac qui était recherché. Chaque soir, 2 douaniers, accompagnés d’un chien, partaient en patrouille pour la nuit. Ils emmenaient leur lit de camp et un parapluie. Un ordre de mission codé leur donnait le lieu de bivouac avec les horaires de déplacement et lieux d’embuscade. : exemple de code : "surveillance en triangle ", "maison isolée ", " maison du passeur ".

Venant de la gare en remontant vers Bachy, vous voyez sur votre gauche une bâtisse blanche. Ne demandez pas aux anciens du village la demeure, aujourd’hui de M Delcourt, mais plutôt l’abattoir, et là, vous ne serez pas induit en erreur. Construit en 1902 , agrandi en 1934 avec ajout de la construction d’une tuerie, étable et salle de découpe, l’abattoir de M Fiévet, sis rue des Prés (ancienne rue de Sin) a connu de florissantes années de prospérité. Chaque lundi matin c’était la livraison du bétail par les agriculteurs du secteur (porcs et bovins).L’abattage était planifié pour toute la journée. Puis dans la semaine, suivait la préparation de la viande pour une livraison à un atelier de chevillard à Croix et à quelques bouchers locaux. La fin d’activité doit se situer vers 1958. On y trouve encore la trace écrite d’une " mise en saloir " du 13/2/1958.

Toujours en remontant vers Bachy, à votre droite se trouvait le café du charron, tenu par M Edouard Leprêtre,. auquel était accolé son atelier. IL fabriquait des chariots avec roues cerclées de bandages en fer. Son fils, maréchal-ferrant, était installé à proximité. L’enseigne du café-épicerie " à Hôtel ", indiquait par là que l’on était au quartier d’Hôtel. La seigneurie d’Hostel (1ére moitié du 15ème siècle) dépendait des Templiers de Cobrieux puis des chevaliers de l’Ordre de Malte. Après l’arrêt de son activité, son atelier a servi de salle de répétition pour la fanfare. La ferme du seigneur d’Hostel était située au bout de la rue Clémenceau ,ancienne rue de l’Epine et précédemment rue d’Hostel.

Ce bâtiment, à l’angle de la rue Jean Baptiste Lebas et de la route départementale, n’a guère changé d’aspect, exceptée l’entrée de l’estaminet dans l’angle coupé où il y a aujourd’hui une fenêtre. L’enseigne du café était " A l’arrêt du tramway ", car un petit tramway à vapeur desservait notre village reliant StAmand à Hellemmes-Lille(32km).Il transportait des voyageurs et des marchandises. .Cette ligne de tramway fut créée en 1895 avec 3 passages quotidiens. La voie, large de 1m, traversait le village. Le " tortillard " grimpait la côte de Bourghelles à la vitesse prodigieuse de 6 km à l’heure ! mais il devait renouveler sa provision d’eau à Bourghelles. En 1926, il a livrè 2177 tonnes de marchandises. Horaires de l’époque : Bachy vers Hellemmes : 5H40, 10H30, 16H25, Bachy vers St Amand : 7H53, 12H38, 18H51. En mars 1933, à cause de son déficit, un service d’autocar le remplaça..

Petite diversion : chacun au village appelait ce café " A la belle Adèle " car il faut l’avouer, cette vieille dame, mère du cafetier, avait encore fière allure. Elle avait dû être une déesse en son temps. De plus ce qui ne gâtait rien, toujours affable avec les gens clients ou non.

Qui ne se souvient de la Mairie, Place de la Liberté, au dessus des 2 classes de garçons ! L’entrée était dans l’avancée au milieu de la cour d’école. Cette cour était divisée en deux par une chaussée pavée et ne faisait pas partie du domaine scolaire, ceci pour ne pas enfreindre la législation...Ce bâtiment fut construit vers 1886 au lieu de l’ex place seigneuriale où se pratiquait le jeu de paume.

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